L’église St. Peter’s

Les fidèles anglicans du littoral sud de la péninsule de Forillon se rassemblent chaque dimanche à Petit-Gaspé dès les années 1840. Plusieurs familles fondatrices de Grande-Grave fréquentent l’église St. Peter’s, dont les Dolbel, les Roberts, les Bartlett et les Gavey.

La construction de l’église St. Peter’s, débutée en 1864, s’achève en 1885. Admirez sa toiture à deux versants dotée de larmiers retroussés (inspirée de l'architecture domestique québécoise), son clocher surmonté d’une croix intégrant une girouette, ses grandes fenêtres latérales en plein-cintre ainsi que l’imposte vitrée semi-circulaire et l’oculus, au-dessus du portail d’entrée.

L'église St. Peter's adopte un style rare dans l’architecture religieuse protestante de la fin du XIXe siècle : le vernaculaire classique. (On n’en retrace que quelques exemples au Québec, comme la Christ Church de Stoneham.) L’exceptionnel ouvrage de sa charpente en bois, dont les couches de planches rappellent la construction d’un navire, témoigne pour sa part d’un savoir-faire traditionnel influencé par la charpenterie de marine.

Les cimetières

Le parc national Forillon compte cinq cimetières patrimoniaux :

  • les cimetières anglicans St. Matthew’s à Penouille et St. Peter’s à Petit-Gaspé,
  • les cimetières catholique Saint-Augustin et de l’Église Unie (Grande-Greve United Church) à l’Anse-Saint-Georges,
  • le cimetière méthodiste/Église Unie (Grande-Greve United Church) à l’Anse-aux-Amérindiens.

Ces cimetières anciens demeurent des lieux sacrés.

Ils possèdent également une haute valeur patrimoniale. L’histoire du peuplement de Forillon y est littéralement gravée dans la pierre : parcours des familles pionnières, diversité des origines et des confessions religieuses, métissages linguistiques et culturels, etc. Les rites que l’on continue d’y pratiquer, plus de 50 ans après la création du parc, témoignent du sentiment d’appartenance des anciens résidents de Forillon et de leurs descendants.

Nous vous invitons à respecter le caractère sacré de ces lieux en y circulant calmement, en silence, et en préservant l’intimité des visiteurs venus se recueillir.