Depuis le XVIe siècle, plusieurs espèces domestiques ont été mises en liberté dans l'île, notamment des chevaux, du bétail, des chèvres et des lapins. On ne sait presque rien de l'écologie de l'île avant l'introduction de ces animaux domestiques.

Les chevaux

Les chevaux sur le réserve de parc national de l'Île-de-Sable.

Parmi ceux-ci, il ne reste actuellement que les chevaux sauvages, qui se sont multipliés depuis leur introduction vraisemblablement vers 1738. La végétation de l'île leur suffit pour vivre mais ils ne dédaignent pas non plus les algues et le goémon rejetés sur la plageNote de bas de page 1.

Les phoques gris

Le phoque sur le réserve de parc national de l'Île-de-Sable.

L'île de Sable accueille la plus importante colonie de phoques gris au monde. La naissance des petits s'échelonne de la fin de décembre au début de février. Si la population a connu une croissance importante au cours des dernières décennies celle-ci semble maintenant ralentirNote de bas de page 2.

Pendant la saison de reproduction, les phoques gris s'installent sur les plages de même que dans les habitats végétalisés et non végétalisés partout dans l'île. Pendant le reste de l'année, ils se massent sur les plages par groupes allant d'une douzaine à un millier d'individus, leur nombre culminant pendant la mue en mai et juin. Il existe en outre une petite population résidente de phoques communs qui ont des petits de la mi-mai à la mi-juin mais dont le nombre décroît depuis quelques années. Les raisons possibles du déclin de la population sont la prédation par les requins et la pression démographique exercée par le phoque gris Note de bas de page 3.

D'autres pinnipèdes dont le phoque à capuchon, le phoque du Groenland et le phoque annelé fréquentent l'île mais ils vont ailleurs pour se reproduire.

Les oiseaux migrateurs

Réserve de parc national de l'Île-de-Sable.

L'île de Sable est une halte routière pour de nombreux oiseaux migrateurs. Plus de 350 espèces ont été identifiées. Certains oiseaux se retrouvent communément sur la terre ferme mais nombreux sont ceux qui errent très loin de leur habitat normal. Il a été confirmé que seize espèces nichent dans l'île au printemps et en été.

Le bruant d’Ipswich et la sterne de Dougall

L'oiseau le mieux connu parmi ceux-ci est le bruant d'Ipswich, une sous-espèce du bruant des prés qui se reproduit uniquement dans l'île de Sable. L'île abrite aussi toute l'année une importante population de goélands.

Selon les dispositions de la Loi sur les espèces en péril, le bruant d'Ipswich est considéré comme une espèce préoccupante et la sterne de Dougall comme une espèce en voie de disparition. Les scientifiques ont repéré plusieurs habitats qui revêtent une importance critique pour la survie de la sterne de Dougall et qui doivent être protégés pendant la saison de reproduction.

L’invertébrés

 Les invertébrés sur le réserve de parc national de l'Île-de-Sable.

L'île possède aussi six espèces d'invertébrés qui se trouvent uniquement dans l'île de Sable. Plusieurs espèces de papillons et de papillons nocturnes affichent des différences suffisantes par rapport à leurs congénères de la terre ferme pour être classés comme sous-espèceNote de bas de page 4.

Parmi les espèces qui transitent par l'île, deux espèces de papillons tropicaux ont été identifiés pour la première fois en Nouvelle-Écosse.

Le poisson

Poisson sur le réserve de parc national de l'Île-de-Sable.

Diverses espèces de poisson, notamment les choquemorts, les épinoches et les anguilles d'Amérique, peuplent les étangs d'eau douce (surtout dans la région entre la station principale et la maison de l'IOB).

Le morses de l’Atlantique

Jadis, l'île était fréquentée par une colonie de morses de l'Atlantique (espèce disparue de la région aux termes de la Loi sur les espèces en péril) pendant la saison de reproduction. L'ivoire de leurs défenses étant fortement prisé, les morses ont fait l'objet d'une chasse intense. Les derniers survivants de l'île ont été aperçus vers la fin des années 1800.

Attestant de leur passage dans l'île, il arrive que les éléments découvrent momentanément des défenses qui gisent enfouies dans le sable depuis des centaines d'années.