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Une histoire en photos

Écosystème à chêne de Garry dégradé sur l’îlot Eagle

écosystème à chêne de Garry dégradé sur l’îlot Eagle

En 2008, les travaux de restauration ont commencé sur l’îlot Eagle, situé dans la lagune Sidney. Les daims européens importés et les bernaches du Canada avaient tellement brouté et piétiné le petit îlot qu’il n’en restait que de la terre.

Savoir plus :  Écosystèmes à chêne de Garry

 

Protection contre les cerfs!

protection contre les cerfs

Tout d’abord, une clôture a été installée autour de l’îlot afin d’empêcher la population surabondante de daims de l’île Sidney de s’en approcher.

 

Les faits

parcelles d’échantillonnage de végétation

Pour faire le suivi des changements au fil du temps, le personnel surveille des parcelles d’échantillonnage permanentes. Les employés prennent aussi chaque année des photos des mêmes endroits.

 

îlot à chêne de Garry sain

healthy Garry oak Islet

Grâce aux clôtures qui éloignent les cerfs, les fleurs sauvages indigènes, dont les quamassies, les fritillaires chocolat et les renoncules de l’Ouest, éclosent et montrent leur couleur printanière.

 

Effet secondaire fâcheux

plantes envahissantes

Certaines plantes exotiques envahissantes sont aussi de retour. Pour s’assurer de bien les contrôler, le personnel du parc arrache des genêts à balais, des chardons vulgaires, des laiterons, des anthrisques des dunes et des ronces discolores.

 

Sains et entiers

îlots à chêne de Garry ménacés

Les leçons apprises dans le cadre de la restauration continue de l’îlot Eagle nous ont aidées à protéger d’autres îlots comprenant des écosystèmes à chêne de Garry dans le parc, comme l’île Brackman où treize espèces végétales rares ont été identifiées.

 

Tisser des liens entre le savoir traditionnel autochtones, et la science occidentale

 

Par Sarah Jim, emblème des ḰȽO,EL,ENEȻ  (kw-lh-aw-ull-uh-nook/écosystèmes à chênes de Garry).

Dans le cadre du projet de conservation et de restauration Grandir ensemble, Parcs Canada collabore avec les Salish de la côte afin de de restaurer les écosystèmes à chênes de Garry de la réserve de parc national des Îles-Gulf.

Nous remercions les peuples Hul’qumi’num et W̱SÁNEĆ de nous avoir transmis leurs connaissances sur les terres et les eaux.

En 2021, l’artiste W̱SÁNEĆ Sarah Jim a créé l’emblème des ḰȽO,EL,ENEȻ  (kw-lh-aw-ull-uh-nook/écosystèmes à chênes de Garry) afin de représenter le travail réalisé dans le cadre du projet Grandir ensemble.

RÉFLEXION DE L’ARTISTE SARAH JIM (CHÊNE DE GARRY)

L’emblème s’inspire du travail collaboratif entre les W̱SÁNEĆ et Parcs Canada. Il représente la restauration et la conservation des espèces en péril des ḰȽO,EL,ENEȻ  (kw-lh-aw-ull-uh-nook/écosystèmes à chênes de Garry). La balsamorhize à feuilles deltoïdes, la gyroselle de Virginie, le ḰȽO,EL(kw-lhaw-èl/camas), la KEXMIN (kexh-min/vallisnérie d’Amérique), la renoncule de l’Ouest, la fritillaire chocolat, la ṮELIḰ,EȽĆ (tleh-li-oukw-eh-lh-ch/achillée millefeuille) et le ĆEṈ,ÁȽĆ (chogne-é-lh-ch/chêne de Garry) sont des plantes revêtant une grande importance culturelle pour les W̱SÁNEĆ puisqu’elles sont une source de nourriture et ont des propriétés médicinales qui profitent autant aux humains qu’aux pollinisateurs et aux ancêtres animaux vivant dans cet écosystème. L’hirondelle rustique, la ŦEM,ŦEM,X̱IYOS (thom-thom-hwi-yoss/libellule) et le bourdon de l’Ouest dépendent tous de cet habitat pour se nourrir, construire des nids et s’abriter. La libellule a des yeux composés, ce qui lui donne de nombreuses perspectives. Le projet Grandir ensemble s’inspire de la libellule en tissant des liens entre les divers points de vue offerts par la science et le savoir traditionnel autochtones, et la science occidentale.

Les plantes sont mises en valeur et soutenues par deux mains. Tourner ses paumes vers le haut est aussi un ancien geste de gratitude. On reconnaît le rôle important que jouent ces plantes dans cet écosystème spécialisé. Les mains symbolisent aussi l’intervention humaine en cours pour la conservation et la restauration ainsi que les liens qui se tissent entre les W̱SÁNEĆ et Parcs Canada.

Chaque plante et animal est orné de motifs propres aux Salish de la côte. Ce détail souligne leur importance aux yeux des W̱SÁNEĆ et établit un sentiment d’appartenance : ces êtres ont leur place au sein du territoire ancestral, ÁLEṈ,ENEȻ (é-logne-eh-nouk, territoire ancestral/écosystème). Tous les aspects du territoire ont façonné la langue, les arts, la culture et la vision du monde des W̱SÁNEĆ. Un peu comme les écosystèmes font l’objet d’une remise en état, la culture W̱SÁNEĆ est en cours de revitalisation, et la relation entre les premiers peuples et les descendants des pionniers européens commence à s’épanouir.

Savoir plus : Équipe de restauration des écosystèmes à chêne de Garry (en anglais seulement)