Raisons de l'importance historique nationale

La drague no 4 est commémorée en tant que symbole de l'importance qu'ont eue les opérations de dragage au Yukon de 1899 à 1966. Des dragues ont été apportées au Yukon en 1899 pour exploiter très efficacement les gisements d'or du Klondike. L'exploitation industrielle a joué un rôle primordial dans la viabilité de la collectivité de Dawson et des territoires du Nord-Ouest.

Commission des lieux et monuments historiques du Canada, 1997
Historique

Durant les premières années de la ruée vers l'or du Klondike, plus de 30 000 mineurs viennent chercher l'or à la main dans les riches filons des ruisseaux de placer. Toutefois, dans une bonne partie des gisements, l'or est tout simplement trop difficile et trop coûteux à extraire à la main. Tandis que les mineurs solitaires triment dur, des entrepreneurs et des investisseurs s'intéressent aux possibilités d'exploitation à long terme au Yukon.

En septembre 1898, une première drague est mise en service dans le fleuve Yukon. La promotion des champs aurifères du Klondike encourage deux grandes entreprises à se lancer dans leur exploitation : la Canadian Klondike Mining Company, en 1905, et la Yukon Gold Company, quelques années plus tard.

Les sociétés veulent se procurer de vastes concessions; la première d'entre elle est accordée à Joe Boyle en 1900 après des négociations avec le gouvernement fédéral. Les entreprises construisent des centrales hydroélectriques, source fiable et constante d'électricité dont elles ont besoin pour faire fonctionner les dragues. Elles érigent également un réseau de barrages et de tranchées pour fournir les dragues en eau.

Dawson joue un rôle central dans la réussite des efforts de ces grandes entreprises. La ville est en mesure de fournir des services administratifs, et on y trouve aussi des services bancaires. Le réseau de transport ferroviaire et fluvial qui dessert Dawson permet aux sociétés de recevoir les fournitures et les machines dont elles ont besoin pour mener leurs opérations. Dawson sert également de bassin de main-d'œuvre, en plus d'abriter les fournisseurs et les services dont ont besoin les sociétés minières.

La drague no 4, construite en 1912 pour la Canadian Klondike Mining Company, est la plus grande drague à coque de bois et à godets en ligne de l'Amérique du Nord. Elle est en service dans la vallée de la Klondike, sur la concession Boyle, jusqu'en 1940, puis sur le ruisseau Bonanza, où elle drague la vallée jusqu'en 1959.

Durant l'âge d'or de l'exploitation minière industrielle, une douzaine de dragues creusent les ruisseaux. Elles poursuivent leurs activités jusqu'en 1966, alors que la Yukon Consolidated Gold Company met hors service sa dernière drague au Klondike. La drague no 4 commémore les nombreuses décennies d'exploitation minière industrielle qui ont eu lieu dans le Moyen Nord canadien au XXe siècle. vités riveraines.

Historique opérationnel
Drague n°4 dans les champs aurifères du Klondike
© George Hunter

Sommaire

Entrée en service en mai 1913, elle s’est creusé un chemin en remontant la vallée de la rivière Klondike jusqu’à un endroit connu sous le nom de concession Boyle, où elle a coulé en 1924. En 1927, elle fut renflouée et utilisée de la rivière Klondike jusqu’au ruisseau Hunker. Le gisement situé à l’embouchure du ruisseau Hunker était tellement riche que la drague pouvait extraire jusqu’ à 22 kg d’or par jour sur les lieux de la concession no 67. La drague a été en service jusqu’en 1940, puis a été reconstruite dans la vallée du ruisseau Bonanza par la Yukon Consolidated Gold Corporation, qui s’en est servi à cet endroit de 1941 à 1959. Parmi les deux douzaines de dragues utilisées dans cette région, la drague no. 4, qui se trouve aujourd'hui sur la concession no. 17, en aval concession Discovery, dans Bonanza Creek, près de l'endroit où l'on cessé de utiliser, en 1960.

Faits saillants

1898
Une première drague entre en service au Yukon.

1899
Des entrepreneurs négocient avec le gouvernement canadien la cession de vastes lopins de terre.

1900
Joe Boyle, de Woodstock en Ontario, se voit accorder une centaine de kilomètres carrés de terres.

1905
La société Canadian Klondike Mining Company, administrée par Joe Boyle, construit une première drague.

1906-1925
La société Yukon Gold Corporation exploite neuf dragues.

1909
La Yukon Gold construit la tranchée Twelve Mile pour fournir l'eau nécessaire à l'exploitation hydraulique.

1911
La centrale hydroélectrique North Fork fournit l'électricité nécessaire au fonctionnement de toutes les dragues.

1912
La Canadian Klondike fait construire la drague no 4.

1921
La Canadian Klondike fait faillite.

1923
La Yukon Consolidated Gold Corporation est créée; elle extrait seule l'or du Klondike jusqu'en 1966.

1940
La drague no 4 est maintenant en service au ruisseau Bonanza.

1959
La hausse du coût de la main-d'œuvre, la baisse des réserves de gravier et le prix fixe de l'or poussent la Yukon Consolidated à mettre la drague no 4 hors service.

1966
La Yukon Consolidated met hors service la dernière de ses quatre dragues et cesse ses opérations d'exploitation au Klondike.

1970
Parcs Canada achète la drague no 4.

1997
La drague no 4 est désignée lieu historique national.

Comment ça a marché

En bref

La drague était alimentée par l’électricité produite à la centrale hydroélectrique de l’entreprise, située sur la rivière Klondike, à environ 48 km de là. Elle avait besoin d’une alimentation continue de 920 chevaux-vapeur pour fonctionner. Il arrivait parfois que des chevaux-vapeur supplémentaires soient nécessaires, par exemple pour remonter le stabilisateur ou la passerelle.

La drague se déplaçait sur un lagon qu’elle fabriquait elle-même; elle excavait le gravier aurifère devant elle, récupérait le minerai d’or dans son lavoir à crible rotatif, puis déversait le gravier par l’empileuse derrière elle. Le lagon de la drague pouvait mesurer jusqu’à 91 m de longueur sur 152 m de largeur, selon la largeur de la vallée où on l’utilisait. Elle fonctionnait en moyenne 200 jours par année, 24 heures sur 24, de la fin du mois d’avril ou du début du mois de mai jusqu’à la fin de novembre.

Les dragues constituaient un moyen très efficace d’extraire le minerai d’or. Cependant, la poussière d’or était très difficile à récupérer, tout comme les pépites trop grosses pour passer à travers les trous de 1,9 cm du crible rotatif et celles récupérées par l’attrape-pépites, qui se retrouvaient dans l’empileuse et finissaient sur les monticules de débris.

Caractéristiques

La drague no 4 est aussi grande que les deux tiers d’un terrain de football et est haute de huit étages. Son déplacement est de plus de 2 722 tonnes métriques, et ses godets ont une capacité de 0,45 m3. La drague pouvait creuser jusqu’ à 17 m sous le niveau de l’eau, et jusqu’ à 5 m au-dessus du niveau de l’eau en utilisant des lances géantes pour ramener le gravier des rives vers elle par la force de l’eau.


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Transcription

Image 1

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Une vue de la drague vers l’avant et en contrebas sur le pont roulant avant. Cliquez ici ou appuyez sur A pour démarrer.


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Description de l’image

Arrière-plan gris avec zones de texte blanches.

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Glossaire des termes récurrents

Exploitation des placers
exploitation de gisements alluvionnaires de métaux précieux par lavage. À l’opposé d’une mine d’or exploitée dans le roc dur, le métal précieux est déjà « détaché » dans le sol et ne nécessite que l’action de l’eau et de la gravité pour le séparer. Le principe est le même avec une batée qu’avec une drague.
Les riffles
sont des dispositifs servant à capter l’or dans un sluice. Ils peuvent être faits de fer (le plus souvent), de bois, ou de pierre, et ils sont positionnés de façon à ce que l’or soit capté entre eux.
Sluice
long chenal étroit doté de riffles au fond dans lequel on lave le gravier avec de l’eau pour récupérer de l’or. L’or dense est retenu dans les riffles.
Une table ou plateforme de sluice
est une série de sluices côte à côte.
Empileur
transporteur à courroie servant à empiler les stériles à l’écart de la drague pour qu’ils ne nuisent pas à son fonctionnement.
Les stériles
sont les matériaux résiduels qui résultent du procédé de séparation de la partie précieuse et de la partie sans valeur d’un minerai.
Trommel
tamis rotatif recevant un flot constant d’eau servant à séparer l’or des graviers

Image 3

Description de l’image

Arrière-plan texturé métal gris avec huit images historiques contextuelles en noir et blanc dans la partie supérieure.

Image 1 : La drague no 4 enterrée de limon.

Image 2 : La drague en action.

Image 3 : Leviers de commande de la drague dans la salle de commande.

Image 4 : Opérations de dégel devant la drague.

Image 5 : Chaîne à godets remplis de gravier aurifère.

Image 6 : Tas de rebus après les travaux de dragage.

Image 7 : Les godets sont abaissés en place.

Introduction à la visite panoramique

De l’or a été découvert à Gàh dëk (rebaptisé plus tard « ruisseau Bonanza ») en août 1896, déclenchant un afflux massif de chercheurs d’or sur le territoire des Tr’ondëk Hwëch’in. Les scènes hautes en couleur de la ruée vers l’or du Klondike se sont vite estompées, les milliers de nouveaux arrivants ayant épuisé les gisements aurifères qu’ils pouvaient exploiter au moyen des quelques outils rudimentaires dont ils disposaient. Les progrès réalisés dans le domaine des transports et de l’administration civile ont rendu les champs aurifères du Klondike plus attrayants pour les investisseurs extérieurs qui se sont empressés de s’emparer de vastes lopins de terre et d’y employer de grandes machines telles que cette drague. L’histoire des champs aurifères du Klondike illustre parfaitement le passage des outils manuels nécessitant une main-d’œuvre importante vers de la machinerie exigeant des investissements coûteux dans une région éloignée. Pendant ce temps-là, la vie des Tr'ondëk Hwëch'in était bouleversée à jamais : ils ont été expulsés de leurs territoires, eaux et zones de récolte traditionnels pour une substance qui ne leur était d’aucune utilité.

Une drague est en quelque sorte une grande machine à laver le gravier aurifère montée sur une barge, flottant dans un bassin de sa propre fabrication. Elle prélève le matériel à l’aide de godets disposés en ligne continue autour d’une échelle d’excavation. Le matériel recueilli est ensuite acheminé vers un tamis rotatif où un jet d’eau constant est utilisé pour séparer l’or et le limon fin du plus gros gravier. L’or, plus lourd, est recueilli dans les tables de lavage situées en dessous. Le gravier de rebut, ou résidus, est déposé bien en retrait du bassin par un ensemble de bandes transporteuses appelé « empileur ». La drague se déplace en arc de cercle, prélevant le gravier à l’avant et laissant derrière elle des résidus en forme d’éventail toujours visibles de nos jours.

La drague no 4, achevée le 20 mai 1913, a coûté près de 400 000 dollars. À la fin de la première saison d’exploitation, le coût de sa construction avait été presque entièrement amorti et la drague avait généré des profits. Cette gigantesque machine était au centre d’une vaste entreprise vouée à son fonctionnement. En effet, la drague était alimentée par une centrale électrique située à près de 70 km, tandis que l’eau nécessaire au dégagement et au dégel des morts-terrains et du gravier du pergélisol provenait des monts Ogilvie, à 115 km de là.


Image 4

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis le côté droit de la drague, l’ensemble de la drague est visible avec des godets décrochés au premier plan.


Image 5

Description de l’image à 360 degrés

Vue vers l’arrière depuis le côté droit de la drague. Une icône contextuelle de caméra est visible à la poupe.

Texte explicatif

La drague flottait dans un lagon qu’elle fabriquait elle-même; elle excavait les roches devant elle dans un grand arc et déposait les déchets de roche, appelés stériles, derrière. Les travailleurs embarquaient dans la drague à partir d’une passerelle d’embarquement suspendue au pont roulant avant.

Menu contextuel

Vue en haute résolution de la drague depuis le côté tribord. Appuyez sur R pour retourner à la visite.


Image 6

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis le côté droit de la proue. On peut voir l’échelle métallique d’excavation en rouge.

Texte explicatif

L’échelle d’excavation : Articulée à l’arrière, l’échelle d’excavation de 32,6 m (107,1 pi), telle une scie à chaîne dont les dents seraient des godets, supporte la chaîne de godets. On l’enlevait à la fin de chaque saison d’excavation afin de la réparer.


Image 7

Description de l’image à 360 degrés

Vue d’en haut de l’échelle d’excavation, on peut voir le pont roulant avant et les câbles.


Image 8

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Vue vers la proue depuis l’intérieur de la drague, on peut voir clairement la chaîne de godets.

Texte explicatif

La chaîne de godets est constituée de 66 godets, chacun d’une masse de 2 100 kg et pouvant lever plus de 800 kg de gravier. Chaque minute, l’échelle d’excavation pouvait lever autant de gravier que trois hommes auraient pu en pelleter en une journée entière de travail.


Image 9

Description de l’image à 360 degrés

Vue en gros plan d’un pignon métallique de 14 tonnes au sommet de l’échelle d’excavation.

Texte explicatif

La chaîne de godets tournait sur ce pignon de 14 tonnes, appelé le culbuteur supérieur. Les godets basculaient pour vider leur contenu dans la trémie directement en dessous.


Image 10

Description de l’image à 360 degrés

Vue d’en haut du pignon vers l’intérieur du compartiment de la drague.

Texte explicatif

Il aurait été très imprudent de se tenir à cet endroit pendant le fonctionnement de la drague, car un godet y déchargeait 800 kg de gravier toutes les 3 secondes!

Prenez un instant pour observer la vue du haut.


Image 11

Description de l’image à 360 degrés

Vue d’en haut d’une structure métallique, en contrebas à gauche, on peut voir le gros moteur d’entraînement de la chaîne de godets

Texte explicatif

Le moteur d’entraînement de la chaîne de godets est monté haut dans la drague, soit à l’équivalent de 5 étages à partir du sol!


Image 12

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis l’intérieur du trommel de l’avant vers l’arrière, on peut voir un tuyau d’eau au sommet du tambour.

Texte explicatif

Le trommel (« tambour » en allemand) est un cylindre rotatif perforé de 15,3 m (50 pi) de longueur et de 3 m (9 pi 9 po) de diamètre. Le tuyau suspendu à l’intérieur déversait de l’eau dans le trommel pour s’assurer que le gravier était bien lavé et que les mottes se défaisaient.


Image 13

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis l’arrière du trommel, on peut voir la trajectoire jusqu’au transporteur à courroie.

Texte explicatif

C’est par lavage et agitation que le trommel séparait le sable fin et l’or lourd des gros stériles. Tout ce qui dépassait le diamètre des trous (entre 6 mm et 37 mm, ou l’épaisseur de deux doigts côte à côte) s’écoulait par l’extrémité inférieure et se faisait entraîner sur un transporteur à courroie, appelé le convoyeur empileur.


Image 14

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis l’arrière du trommel, on peut voir une plateforme en bois où se tenait un membre d’équipage.

Texte explicatif

C’est ici que le responsable du pont arrière surveillait le débit de gravier rejeté par la drague. Une obstruction à cet endroit aurait pu se traduire rapidement par une catastrophe, car les pierres qui s’y empilaient auraient pu déséquilibrer la drague.


Image 15

Description de l’image à 360 degrés

Vue vers l’arrière depuis la poupe de la drague, par-dessus un grand transporteur à courroie.


Image 16

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis le sol à l’arrière de la drague, on peut voir un grand transporteur à courroie de côté (en rouge).

Texte explicatif

Tandis que la drague pivotait dans son arc d’excavation, les stériles étaient déposés par ce transporteur à courroie de 40 m (130 pi) selon un arc similaire. Vous pouvez aussi observer l’issue des tables d’auges de chaque côté de l’empileur, où l’eau et le limon fin étaient retournés dans le lagon de dragage.


Image 17

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis l’arrière du trommel, on peut voir une plateforme en bois où se tenait un membre d’équipage.


Image 18

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis l’intérieur de la drague, de l’arrière vers la proue, on peut voir une série de distributeurs métalliques et de tables d’auges.


Image 19

Description de l’image à 360 degrés

Vue en gros plan de l’extérieur de la paroi métallique qui sépare le trommel du local où se trouvent les tables d’auges.

Texte explicatif

Le trommel tournait directement de l’autre côté de cette paroi métallique, ce qui distribuait le sable fin et l’or dans la caisse de distribution en dessous. L’eau circulant dans chaque compartiment lavait tout ce qui se trouvait sur les tables d’auges, qui étaient dotés au fond de matelas en fibre de noix de coco surmontés de riffles en acier servant à retenir l’or.


Image 20

Description de l’image à 360 degrés

Vue vers le trommel, depuis le côté bâbord du local des tables d’auges, on peut voir des rangées métalliques de tables d’auges (en rouge).

Texte explicatif

On récupérait 75 % de l’or sur une distance de 1,25 m (4 pi) de matelas, tandis qu’on en récupérait encore un cinquième qui était concentré dans le distributeur. L’or était « nettoyé » deux fois par semaine, voire aussi souvent que deux fois par jour lorsque la drague travaillait dans un filon particulièrement riche.


Image 21

Description de l’image à 360 degrés

On peut voir des goulottes métalliques dans le plancher à la poupe du local des tables d’auges.

Texte explicatif

Les sables fins trouvés dans le ruisseau Bonanza venaient embrouiller le lagon de dragage, ce qui gênait le déplacement de la drague. Les goulottes de l’élévateur à sable qu’on peut apercevoir ici transportaient le limon fin et le sable jusqu’à une chaîne de godets qui versaient le tout dans l’empileur avec le gravier de plus grande dimension.


Image 22

Description de l’image à 360 degrés

De retour au côté droit de la proue de la drague, on peut voir l’échelle d’excavation.


Image 23

Description de l’image à 360 degrés

Vue de l’intérieur de la drague depuis le côté tribord, de la proue à la poupe.


Image 24

Description de l’image à 360 degrés

On peut voir la batterie de treuil (en rouge) avec ses grands engrenages en métal et ses tringles de commande.

Texte explicatif

La drague se déplaçait grâce à cette batterie de treuil, qui contrôlait les 2 câbles avant et les 2 câbles arrière ainsi que les pieux d’ancrage. Les tringles de commande se rendent jusqu’à la salle de commande se trouvant bien au-dessus.


Image 25

Description de l’image à 360 degrés

Vue vers la poupe d’à côté de la batterie de treuil, on peut voir l’intérieur de la drague.


Image 26

Description de l’image à 360 degrés

Une décoloration de la laisse des hautes eaux est visible sur les parois métalliques et les poutres en bois à l’intérieur de la drague.

Texte explicatif

En avril 1960, la drague no 4 a été détruite à la suite de l’effondrement du barrage Upper Bonanza en amont. Tout ce que vous pouvez voir sur ce pont a été enfoui dans le limon pendant 30 ans, jusqu’à ce qu’on renfloue la drague, puis qu’on la déplace jusqu’à sa position actuelle, en 1991. Avez-vous remarqué la laisse des hautes eaux sur les murs?


Image 27

Description de l’image à 360 degrés

Vue d’en haut, on peut voir une ouverture dans le pont avec une échelle menant dans la coque.


Image 28

Description de l’image à 360 degrés

Vue de l’intérieur dans la partie inférieure de la coque de la drague, on peut voir une chaudière métallique.

Texte explicatif

Cette chaudière fournissait de la chaleur aux appareils par des tuyaux de vapeur qui traversaient le bâtiment. La chaudière était fournie de bois en utilisant le petit rail et le chariot que vous pouvez voir le long de la cloison.


Image 29

Description de l’image à 360 degrés

Vue de l’intérieur dans la partie inférieure de la coque, on peut voir la chaudière métallique et l’échelle menant aux ponts supérieurs.


Image 30

Description de l’image à 360 degrés

Vue de l’intérieur de la coque, on peut voir deux grands réservoirs métalliques.


Image 31

Description de l’image à 360 degrés

Vue de l’intérieur de la coque, on peut voir un grand réservoir de lest cylindrique (en rouge).

Texte explicatif

La coque contenait de grands réservoirs de lest qui aidaient la drague à demeurer à flot de façon uniforme.


Image 32

Description de l’image à 360 degrés

Vue intérieure de la coque, des réservoirs de lest et des entretoises en bois.


Image 33

Description de l’image à 360 degrés

Vue de l’échelle menant de la partie inférieure de la coque aux ponts supérieurs.


Image 34

Description de l’image à 360 degrés

De retour en haut de l’échelle, vue d’en haut vers la partie inférieure de la coque.


Image 35

Description de l’image à 360 degrés

Vue vers l’arrière depuis le pont principal, on peut voir des tuyaux de métal, des pièces de rechange et des câbles.

Texte explicatif

La partie arrière du pont principal servait d’atelier de réparation ponctuelle et de dépôt de pièces de rechange. Nous pouvons aussi voir les câbles de déplacement de la drague le long du pont; vous remarquerez les sillons qu’ils ont creusés dans les planches.


Image 36

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis l’arrière du pont principal, on peut voir de grands câbles métalliques et des poulies sur le plancher.


Image 37

Description de l’image à 360 degrés

Vue vers le côté tribord de la drague, on peut voir de grands contreventements en métal et des matériaux à l’arrière du pont principal.


Image 38

Vue depuis le plancher de métal à l’arrière du pont principal, l’aperture de distributeur des tables d’auges est indiquée en rouge.

Texte explicatif

Le plancher de métal au-dessus est en fait la sous-face des tables des auges et le tamis du trommel tournait au-dessus de la partie centrale. 20 % de l’or était retenu ici, et on le récupérait en ouvrant le bouchon que vous pouvez voir ici au point bas.


Image 39

Description de l’image à 360 degrés

Vue vers l’avant depuis la poupe du pont principal par l’intérieur vers la proue.


Image 40

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis le milieu du pont principal vers la proue, on peut voir des bancs en bois au premier plan.


Image 41

Description de l’image à 360 degrés

On peut voir une perceuse à colonne mécanique en métal montée au plancher dans la partie avant du pont principal.


Image 42

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis le côté bâbord du pont principal, on peut voir deux grosses conduites d’eau métalliques (en rouge).

Texte explicatif

L’exploitation minière d’or placérien nécessite d’énormes quantités d’eau. Ces deux pompes avaient une capacité combinée de 47 317 L/min, et pouvait remplir une piscine olympique en 50 minutes. Avec votre boyau d’arrosage, une telle opération prendrait 108 jours.


Image 43

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis le côté bâbord du pont principal, on peut voir deux gros tuyaux d’eau métalliques (en rouge).

Texte explicatif

Le second moteur le plus puissant à bord, cette bête de 200 HP contrôlait l’échelle d’excavation et le pont roulant avant qui la supporte.


Image 44

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis la base d’un escalier menant du pont principal aux ponts supérieurs de la drague.


Image 45

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis la seconde volée d’escaliers menant jusqu’au pont du trommel de la drague.

Texte explicatif

Suivons le tuyau d’eau jusqu’au pont du trommel.


Image 46

Description de l’image à 360 degrés

Vue vers l’arrière de la drague depuis le pont du trommel, on peut voir de grands engrenages en métal dans la partie gauche de l’image.


Image 47

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis le pont du trommel, on peut voir deux très grands engrenages au centre de l’image.

Texte explicatif

Les grands engrenages font partie du moteur d’entraînement de 300 HP de la chaîne de godets. Le plus gros engrenage fait 4,25 m (14 pi) de diamètre.


Image 48

Description de l’image à 360 degrés

Plus loin sur le pont du trommel, on peut voir l’extérieur de la trémie en métal (en rouge).

Texte explicatif

La trémie, à gauche, transférait tous les matériaux excavés par la chaîne de godets jusque dans le trommel, où ils étaient continuellement arrosés d’eau par le tuyau qui pénètre ici.


Image 49

Description de l’image à 360 degrés

Vue de l’extérieur du trommel depuis le pont du trommel.

Texte explicatif

Les trous dans le tamis varient de 6 mm (1/4 po) à l’extrémité supérieure jusqu’à 18 à 37 mm (3/4 po à 1 ½ po) à l’extrémité inférieure.


Image 50

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis le milieu du pont du trommel, de l’avant vers l’arrière, on peut voir un gros moteur en métal (en rouge).

Texte explicatif

Tout juste à côté du trommel se trouve le moteur du treuil de l’empileur, et on peut apercevoir les élévateurs à sable à l’arrière.


Image 51

Description de l’image à 360 degrés

Deux très grands engrenages en métal sont bien visibles au centre de l’image.

Texte explicatif

Une autre vue de l’entraînement de la chaîne de godets de 300 HP. Pouvez-vous imaginer le bruit généré par cet appareil?


Image 52

Description de l’image à 360 degrés

Vue du haut d’un escalier en bois, en direction de la proue vers le moteur d’entraînement de la chaîne de godets.

Texte explicatif

Tout l’équipement que nous avons vu jusqu’à maintenant est fabriqué en métal, et provenait de la Marion Steam Shovel Company en Ohio; il devait être expédié jusqu’au Klondike par voie ferrée, par mer, par rivière et à dos de cheval. Le bois est du sapin de Douglas provenant de la Colombie-Britannique.


Image 53

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis l’intérieur de la salle de commande de la drague, par des fenêtres intérieures.

Texte explicatif

La drague ne comptait que 4 membres d’équipage : un responsable du pont avant et un à l’arrière, un graisseur et le maître-dragueur. À ce nombre s’ajoutaient les 3 ou 4 membres de l’équipe des gros travaux qui était responsable des câbles et de l’alimentation en électricité à partir du rivage, ainsi que les centaines d’ouvriers qui avaient préparé le sol, défriché les arbres, décapé les morts-terrains et décongelé le pergélisol devant la drague, sur une longue période qui avait duré de 4 à 5 ans.


Image 54

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis l’avant de la salle de commande de la drague, on peut voir le pont roulant avant par le mur de fenêtres. Les commandes en métal sont indiquées en rouge au bas de l’image.

Texte explicatif

C’est d’ici que le maître-dragueur pouvait contrôler toutes les activités. Les tringles de commande étaient reliées à des embrayages et des freins sur chacun des moteurs et des treuils à bord. La série de rhéostats devant la fenêtre servaient à réguler la vitesse des moteurs.


Image 55

Description de l’image à 360 degrés

Vue vers le côté bâbord de la drague, on peut voir une porte extérieure menant au pont supérieur à l’extérieur de la salle de commande.


Image 56

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis le pont supérieur à l’extérieur de la salle de commande, on peut voir le bassin de dragage épuisé en contrebas.

Texte explicatif

Les activités de la drague no 4 ont cessé le 1er novembre 1959. L’effondrement soudain du barrage Upper Bonanza Dam en avril 1960 a fait sombrer la drague et a rempli la coque et le pont principal de limon et de glace. Elle est restée à cet endroit jusqu’à son sauvetage et son déplacement par Parcs Canada et la 1re Unité du Génie construction des Forces canadiennes en 1990-1991. Mais c’est une histoire pour une prochaine fois!


Image 57

Description de l’image à 360 degrés

Vue depuis le niveau du sol sur le côté bâbord de la drague, on peut voir le pont roulant avant, la structure principale et le convoyeur empileur.

Menu contextual

Un dessin d’élévation orthographique détaillé de la drague depuis le côté bâbord s’affiche en cliquant sur l’icône de caméra. Appuyez sur R pour retourner au panorama.


Image 58

Description de l’image à 360 degrés

Arrière-plan texturé métal gris avec huit images historiques contextuelles en noir et blanc dans la partie supérieure.

Image 1 La drague no 4 enterrée de limon.

Image 2 La drague en action.

Image 3 Leviers de commande de la drague dans la salle de commande.

Image 4 Opérations de dégel devant la drague.

Image 5 Chaîne à godets remplis de gravier aurifère.

Image 6 Tas de rebus après les travaux de dragage.

Image 7 Les godets sont abaissés en place.

Conclusion pour la Visite Virtuelle de la Drague No.4

Les premiers mineurs du Klondike possédaient des outils rudimentaires comme des pioches, des batées et des pelles. La superficie et la richesse des champs aurifères du Klondike ont attiré des investissements en capitaux de plus en plus importants qui ont conduit à une évolution rapide des méthodes et de l’équipement d’exploitation minière. En 1905, des sociétés se sont mises à réunir les composants d’un grand projet minier qui allait unifier les champs aurifères en une seule opération. La Yukon Gold Corporation et la Canadian Klondike Mining Company ont construit des dragues qui ont exploité avec succès les vallées pendant des dizaines d’années. C’est en 1966 que la dernière drague du Klondike a cessé ses activités; l’exploitation minière a modifié à jamais le paysage, laissant derrière elle de vastes amoncellements de résidus qui sont encore présents aujourd’hui.

Dès le début, les Tr’ondëk Hwëch’in et les autres peuples autochtones du Yukon ont pris part aux activités de l’industrie minière du Yukon. Qu’il s’agisse de guider et d’aider les premiers prospecteurs, de raconter l’histoire de la découverte du Klondike ou de travailler dans des secteurs d’appoint, la participation active des Autochtones aux activités d’exploitation des placers et des roches dures a toujours constitué la norme. Aujourd’hui, il est de la plus haute importance pour les Tr’ondëk Hwëch’in, en tant que gardiens du territoire, de prodiguer des conseils concernant les protocoles modernes de l’industrie par le biais de l’autogestion, de conseils de cogestion et de la défense de l’environnement.

La drague no 4 de la Yukon Consolidated Gold Corporation (Lëzrą kä̀nëchà) est un lieu historique national géré par Parcs Canada; on y offre des visites guidées de mai à septembre chaque année.

Les quatre prochaines diapositives contiennent les diverses élévations orthographiques de la drague no 4 créées par les Services de conservation du patrimoine en 2019 dans le cadre d’une stratégie de conservation à long terme et des travaux de réfection en cours. Utilisez la touche droite de votre clavier pour voir ces élévations.

Cliquez ici ou appuyez sur B pour retourner au début.


Image 59

Description de l’image

Illustration de l’élévation orthographique de la drague du côté bâbord.


Image 60

Description de l’image

Deux illustrations orthographiques de la proue de la drague. Le côté gauche de l’image montre la drague avec le pont roulant avant en place. Le côté droit de l’image montre la drague sans le pont roulant avant.


Image 61

Description de l’image

Illustration de l’élévation orthographique de la drague du côté tribord.


Image 62

Description de l’image

Trois illustrations orthographiques de la poupe de la drague. L’illustration à gauche montre le transporteur à courroie du convoyeur empileur en place. L’illustration du centre montre la poupe de la drague sans le convoyeur empileur arrière. L’illustration de droite montre seulement la section supérieure de la poupe sans la coque et les ponts inférieurs.

C’est ici que se termine la visite.

Pour en savoir davantage

La restauration de la drague no. 4 (Vidéo)

Fait l’objet, depuis des années, de travaux de restauration et de stabilisation menés par des charpentiers de marine.
Visitez la drague no. 4

Les visiteurs sont invités à se rendre au lieu historique national de la Drague-Numéro-Quatre pour en apprendre davantage sur cette machine.