Reconstitution d’un magasin d’époque
Reconstitution d’un magasin d’époque

Depuis quelque 6000 ans durant la période Archaïque et tout au long des périodes Sylvicoles qui ont suivi (soit environ 1000 ans avant l’ère chrétienne jusqu’au 16e siècle) cet endroit et les environs ont été sporadiquement occupés par des populations nomades. Des artéfacts archéologiques comme des outils en pierre de provenance étrangère, des céramiques, du cuivre et même des grains de maïs témoignent des vastes réseaux d’échange avec d’autres cultures autochtones établies à l’ouest du lac Supérieur, à la baie James, au Lac Saint- Jean, au sud de l’Ontario et ailleurs encore. Ces réseaux étaient essentiels à la survie des sociétés nomades puisqu’ils reliaient les familles et permettaient la circulation de l’information et des objets.

En 1679, un premier poste de traite a été construit sur ce lac, à l’embouchure de la rivière Montréal, par le gouvernement de la Nouvelle-France afin de concurrencer les Anglais établis à la baie d’Hudson. Il a été incendié en 1688 par les Iroquois en riposte à la prise de trois forts anglais en 1686 par le Chevalier de Troyes à la Baie James), Le poste a été rouvert en 1720 sur le site actuel et loué à des marchands jusqu’à la chute de la Nouvelle-France. Par la suite, divers marchands indépendants s’installent au lac Témiscamingue. En 1795 la Compagnie du Nord-Ouest obtient le monopole sur la traite. La Compagnie de la Baie d’Hudson le détient à son tour à compter de 1821.

Ce fort est représentatif des postes de traite de la région boréale septentrionale. Au long de son existence, il reste tributaire des activités de trappe maîtrisées par les populations algonquines.Par ailleurs, certains d’entre eux s’initient à l’agriculture au début des années 1830.