5.1 Définition du « respect »

Parcs Canada définit le « respect » comme suit : confiance mutuelle, reconnaissance des réalisations, estime de soi et respect des autres.

  • Respect des différences individuelles.
  • Reconnaissance des contributions individuelles et de celles des équipes.
  • Respect de la nécessité d'établir un équilibre entre le travail et la vie personnelle.
  • Reconnaissance du droit des employés d'appartenir à un syndicat, d'y être représentés et de participer aux activités syndicales.
  • Respect et application des principes liés aux langues officielles, à l'équité en matière d'emploi, au respect de la vie privée, à la santé et à la sécurité au travail, à la protection contre le harcèlement et la discrimination.
5.2 Les signes du « respect »

Pour étudier le « respect », l'équipe d'examen a cherché des preuves lui permettant de conclure que les opinions personnelles étaient respectées. Nous avons étudié la reconnaissance officielle et informelle des contributions individuelles et de celles des équipes. Nous avons cherché des preuves que l'Agence encourage l'établissement d'un équilibre entre le travail et la vie personnelle, qu'elle reconnaît le droit des employés d'appartenir à un syndicat et d'y être représentés et qu'elle applique les principes liés aux langues officielles, à l'équité en matière d'emploi, au respect de la vie privée, à la santé et à la sécurité au travail, à la protection contre le harcèlement et la discrimination.

5.3 Les constatations de l'équipe d'examen en matière de « respect »

En ce qui a trait au « respect », l'équipe d'examen a constaté que l'Agence Parcs Canada est très cohérente et accorde beaucoup d'attention à cette valeur. Nous avons constaté que :

  • L'Agence et ses dirigeants (particulièrement les cadres supérieurs) soulignent très activement, à la fois de manière officielle et informelle, les réalisations personnelles des employés de l'Agence ainsi que celles des équipes. Nous avons découvert que l'Agence a mis en place un programme polyvalent de récompenses et de reconnaissance qui comprend :
    • le Prix d'excellence du DGA appliqué dans un cadre structuré et continu (plutôt que sur une base annuelle).
    • le Prix de gestion du personnel du DGA
    • les reconnaissances de long service (15, 25 et 35 ans de service)
    • les prix d'appréciation (à la disposition de tout gestionnaire désireux de souligner les réalisations des employés)
    • les prix de développement d'une communauté fonctionnelle (destinés à reconnaître l'excellence au sein des communautés, comme la mise en valeur du patrimoine, les lieux historiques et les ressources humaines).

    Cependant, bien que les employés soient disposés à parler en toute franchise et ouvertement aux membres de l'équipe d'examen, ils ne croient pas nécessairement pouvoir le faire en recourant aux processus de l'Agence sans crainte de représailles. Comme on peut le lire dans le rapport du Sondage auprès des employés de Parcs Canada :

    « Bien qu'une proportion similaire d'employés estime pouvoir faire appel à un recours formel sans crainte de représailles, le résultat n'en reste pas moins préoccupant puisque seulement un employé sur deux est de cet avis et que la possibilité d'accès à un recours formel est un autre vecteur clé de la satisfaction globale à l'égard de l'emploi. Ces résultats dénotent une certaine lacune dans les valeurs RH de respect et d'équité. »

    • L'Agence possède un programme très bien organisé et très dynamique de santé et de sécurité au travail auquel la direction consacre énormément de temps et d'attention. Ce programme (chapeauté par un Comité national d'orientation en santé et sécurité au travail) contient une politique bien structurée comprenant les éléments suivants : leadership, planification, mise en oeuvre, suivi et rapports, examen, correction et amélioration continue. Il comporte également un volet prévention bien articulé. Dans le rapport sur le Sondage auprès des employés de Parcs Canada, on peut lire :
      « L'organisme est jugé d'une grande vigilance en matière de santé et de sécurité au travail. Tel qu'énoncé précédemment, la plupart des employés conviennent que leurs superviseurs attachent beaucoup d'importance à ces questions. De plus, au moins deux tiers d'entre eux ont suivi un cours de formation en santé et sécurité au travail au cours des trois dernières années et la plupart sont satisfaits de cette formation. Pour terminer, la majorité des employés savent à qui demander de l'aide sur les questions de santé ou de sécurité au travail. »
    • L'Agence a élaboré et mis en oeuvre son propre régime de résolution des conflits qui comprend l'examen par un tiers indépendant (ETI).
    • En ce qui a trait à l'équité en matière d'emploi, l'Agence a procédé à une analyse de l'effectif qui montre que :
      • Les peuples autochtones sont bien représentés dans l'effectif de l'Agence
      • Les personnes handicapées sont bien représentées dans l'effectif de l'Agence
      • Les femmes sont légèrement sous-représentées
      • Les minorités visibles sont sous-représentées dans les métiers manuels spécialisés et les professions libérales

      L'équipe d'examen conclut que l'Agence a fait preuve d'efficacité et de cohérence en ce qui a trait à la valeur « respect » en matière de RH.

       

    • L'Agence a mené un examen des systèmes d'emploi et n'a trouvé aucun obstacle systémique réel à l'emploi de membres des groupes visés par l'équité en matière d'emploi, bien qu'il y ait certaines difficultés d'ordre pratique à attirer des membres de ces groupes à cause de la nature saisonnière d'une grande partie du travail et de l'exécution de presque tout le travail à l'Agence dans des postes éloignés. Quoi qu'il en soit l'Agence s'est engagée à assurer une meilleure représentation des femmes et des minorités visibles dans la mesure où elle pourra surmonter ces difficultés d'ordre pratique.
    • Le DGA et le dirigeant principal des RH ont pris l'engagement d'effectuer 25 % de toutes les nouvelles embauches dans les groupes visés par l'équité en matière d'emploi.
    • En ce qui a trait aux langues officielles, l'Agence satisfait aux exigences de la Loi sur les langues officielles. (Voir le rapport annuel 2001-2002 sur les LO.) Aucune lacune importante n'a été notée en ce qui a trait à l'observation de la loi, à la capacité ou au service. L'Agence assure le respect de la législation sur les langues officielles en désignant un cadre supérieur au poste de champion des langues officielles (au cours des dernières années, le DPA, Stratégie et Plans et présentement, le Dirigeant principal des ressources humaines). Dans le cadre des comités nationaux, l'Agence encourage les participants ainsi que les personnes qui répondent à leurs questions à intervenir dans la langue de leur choix. Aux réunions du comité directeur, on tient toujours compte des exigences relatives aux langues officielles dans la prise de décisions et les questions portant sur ce sujet font l'objet d'un examen attentif. Les budgets de l'Agence consacrés à la traduction sont imposants et donnent aux employés l'accès à de l'information dans les deux langues. Le site Web de l'Agence (parkscanada.gc.ca ou parcscanada.gc.ca) a été élaboré de manière à répondre aux exigences de la politique sur l'utilisation des deux langues officielles sur les réseaux électroniques. Tout le contenu a été produit en versions française et anglaise distinctes. On a enregistré plus de 2,5 millions de visites au site Web. On a mené des sondages à 114 endroits au cours d'un cycle répétitif de cinq ans; ces sondages permettent d'assurer un suivi continu auprès de la clientèle concernant la langue de communication avec le public. Le nombre de plaintes du public concernant les langues officielles est très réduit. Certaines unités de gestion ont reçu des prix du Commissaire aux langues officielles.

      Une grande majorité d'employés croit que le droit d'utiliser l'une ou l'autre des deux langues officielles sur les lieux de travail est respecté. Comme on peut le lire dans le rapport du Sondage auprès des employés de Parcs Canada, « …les employés se sentent pour la plupart libres de s'exprimer dans l'une ou l'autre des langues officielles lors des réunions et des séances de formation. Au total, 85 % d'entre eux estiment que la formation offerte par l'Agence est disponible dans la langue officielle de leur choix et ils se disent en égale proportion libres de s'exprimer dans la langue officielle de leur choix lors des réunions tenues dans leur unité de travail (87 %) ou à l'extérieur de leur unité de travail (81 %). Ainsi qu'on pouvait s'y attendre, on observe une similitude dans les réponses à l'énoncé sur la formation offerte dans la langue de préférence et à celui sur la possibilité de s'exprimer dans cette même langue dans le cadre de réunions (tenues dans ou à l'extérieur de l'unité de travail). »

    • En ce qui a trait au harcèlement et à la discrimination, on peut lire dans le rapport sur le Sondage auprès des employés de Parcs Canada : « Bien que le nombre de cas de harcèlement et de discrimination déclaré à Parcs Canada soit légèrement inférieur à celui rapporté dans la fonction publique, il n'en demeure pas moins qu'entre un employé sur cinq à un employé sur sept ont dit avoir connu l'un ou l'autre de ces problèmes. Deux tiers des employés de Parcs Canada sont satisfaits de la manière dont leur unité de travail règle les problèmes de harcèlement et de discrimination (ce qui représente un taux de satisfaction plus élevé que celui enregistré dans l'ensemble de la fonction publique à ce sujet) et un pourcentage légèrement supérieur convient que l'Agence met tout en oeuvre pour instaurer un milieu de travail exempt de harcèlement et de discrimination. »

  • La direction de l'Agence s'intéresse de près à la reconnaissance et l'Agence est toujours prête à souligner les bons coups des employés. Nous avons trouvé, au cours de notre examen, plusieurs exemples de la reconnaissance informelle et de la reconnaissance publique des réalisations des employés à tous les niveaux que la haute direction souligne dans les bulletins de nouvelles et au moyen d'autres outils.
  • L'Agence reconnaît clairement et respecte le droit des employés d'appartenir à un syndicat, d'y être représentés et de participer aux activités syndicales. Nous avons constaté l'existence d'une approche bien organisée et bien structurée en matière de consultation patronale-syndicale et d'un milieu actif, tant au niveau national que local. Notre examen nous a permis d'observer que rien n'empêche les employés d'être représentés ou de participer à des activités syndicales. Dans le cadre de notre examen, nous avons été invités à parler directement et de manière confidentielle avec les dirigeants syndicaux et nous avons découvert que les groupes de consultation des employés réunis pour les besoins du présent examen comprenaient une bonne représentation d'employés actifs au sein de leur syndicat et disposés à nous faire part de leur opinion. Selon le rapport du Sondage auprès des employés de Parcs Canada, « Les employés de Parcs Canada semblent convaincus de l'observation des principes d'équité et de respect dans leurs unités de travail respectives, mais moins persuadés de leur application à l'échelle de l'organisme. La majorité des employés estiment que tous les travailleurs de leur unité sont acceptés comme membres à part entière de l'équipe, que leur superviseur les traite avec respect et qu'il comprend et respecte les clauses de la convention collective. Le respect des superviseurs à leur égard est de loin l'élément le plus positif de leur vie professionnelle cité par un grand nombre d'employés. En fait, le respect des superviseurs à l'égard de la convention collective est plus élevé que dans la fonction publique. »