Cette semaine en histoire

Actes de Merritt

Pour la semaine du lundi le 14 août 2017

Le 19 août 1942, le lieutenant-colonel Charles Cecil Ingersoll Merritt dirige le South Saskatchewan Regiment (SSR) durant le raid sur le port français de Dieppe. Il a reçu la Croix de Victoria pour son courage et son leadership exemplaires.

Merritt sécurise une casemate, un petit abri recouvert d’un toit de béton destiné aux armes antichars et aux mitrailleuses en lançant une grenade dans la trappe de tir
Ministère de la Défense nationale du Canada 

Né le 10 novembre 1908 à Vancouver, en Colombie‑Britannique, Charles Merritt est gradué du Collège militaire royal de Kingston (Ontario) en 1929. D’abord officier dans le régiment de réserve des Seaforth Highlanders of Canada, il joint le Barreau en 1932 et pratique le droit jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale. Major en 1939, il est promu au rang de lieutenant-colonel en 1942. Il prend le commandement du SSR durant les préparatifs du débarquement de Dieppe.

Près de 5 000 soldats canadiens sont mobilisés lors du débarquement de Dieppe, lequel est un désastre pour les forces alliées. Débarquant à Pourville, le SSR et le Queen’s Own Cameron Highlanders sont les seuls groupes à surprendre l’ennemi. Leur objectif se trouvant entre Pourville et Dieppe, ils avancent vers l’est à partir du lieu désigné sous le nom de code « Green Beach ».

Cependant, la plupart des soldats débarquent sur la rive ouest de Pourville, divisée en deux par le fleuve côtier la Scie, ce qui les oblige à utiliser un pont du village pour gagner la rive est. Ils sont rapidement repérés. L’artillerie allemande, équipée d'une mitrailleuse, leur bloque le chemin. Malgré l’échec de cette première tentative, Merritt lance un deuxième assaut.

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Après la guerre, Merritt devient député de Vancouver–Burrard avant de retourner au droit. Il meurt en 2000
Arthur Roy/Bibliothèque et Archives Canada/PA-047328

Sur le pont, Merritt enlève son casque, salue ses hommes et hurle « Venez. Il n’y a rien à craindre ici. » Pour aider ses hommes à passer sur la rive est, il traverse le pont quatre fois. Une fois de l’autre côté, les troupes sont attaquées par l’ennemi, terré dans des casemates. Sous la direction de Merritt, le bataillon charge et vainc l’ennemi.

Blessé deux fois, il gère la retraite tout en surveillant et en éliminant un tireur d’élite ennemi. Par la suite, il forme une arrière-garde et retient l’ennemi suffisamment longtemps pour que le reste du SSR se replie. Merritt et l'arrière-garde font partie des quelque 1 900 Canadiens faits prisonniers par les Allemands lors du débarquement de Dieppe.

Le raid canadien sur Dieppe est un événement historique national. Pour en savoir davantage sur Dieppe et sur la Deuxième Guerre mondiale, lisez les articles Désastre à Dieppe, « Le roulement retentissant du tonnerre redoutable… » NCSM Haida et Et si... dans les archives de Cette semaine en histoire.

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